- 20th
- December
- 2010
Insouciance
Quelle atmosphère. On me dévisage, on me laisse rentrer, il est 1h je viens de boire un verre et de dîner en ville. Je dépose ma veste et m’engouffre dans cette autre vie. Ici rien n’est qu’apparence et alcool. N’est-ce pas malheureux de les voir tous alcoolisés pour s’amuser? Ce monde n’est qu’un gros malaise. Le dj à ses platines, je vibre sur ce titre house. Je me dirige vers le bar, difficile de se frayer un chemin, on se regarde, on s’analyse, on crie dans l’oreille de son voisin. Mon plaisir: une coupe de champagne. Je la prend et je m’en vais m’asseoir en compagnie de mes amis. Une clope à la bouche, une allumette coincé entre sa boite et mon index me permet de griller une première bouffée. J’inhale, je ferme les yeux, expire ce poison et comme-ci cela ne suffisait pas je trempe mes lèvres dans ma coupe: dégustation, légèreté.
Je rigole aux blagues de mes amis, à mon tours je fais le voyeur: je dévisage, je deviens curieux des inconnus. Le mix terminé j’enchaîne sur une musique que je connais par coeur, je me lève et me fraye une chemin vers la piste. Je danse comme un tréteau, “cabo parano” ?, je l’aime cette musique, je suis seul parmi tous, les mecs ne connaissant pas le respect commence à chauffer les fesses des demoiselles, certaines d’entres-elles n’ayant aucun respect pour elles-meme continuent, les bougent, les allument: mais où suis-je? J’en vois partir aux toilettes, certains avec la main devant la bouche, d’autre avec une autre main dans la leur. Tout ça n’est que superficialité et déprime. Quoi de plus romantique que de se faire sauter sur une cuvette salis par le dégobi d’un confrère? Quoi de plus rassurant que se faire empoisonner par ce virus que tous le monde connaît mais dont peu connaissent les effets: oui mesdames & messieurs aujourd’hui on guéri du sida. Les pauvres.
Je ferme les yeux me laissant emporter par ce son, mes oreilles sifflent, saignent, je remonte m’asseoir . Il est tard et décide de repartir. J’attrape ma veste et souhaite une bonne soirée au personnel. A peine sorti deux mâles roucoulent des poings pour une histoire de pouf. Ils ont bu et tiennent à peine sur leurs jambes. Sont-ils si coincés que ça dans leur vie pour se défouler ainsi ? Après tout c’est leur problème du moment qu’il ne fasse pas chier les autres. Je les ignore et marche rejoindre mon lit. Ce soir je serai seul mais ça ne se regrette pas.