• 20th
  • December
  • 2010

Quelle dame !

Mon Dieu que Paris est belle. Je rêve? Tu rêves?
Je la voit ! Celle que j’ai toujours voulu. vite le métro, ligne 12 station Abbesses : ça vibre c’est chaud, ce tube m’emmène vers la prochaine lumière, un vieil homme joue cette aire d’accordéon que tout le monde connaît, je souris je suis le seul. Paris me regarde incompréhensif : je me rapproche, encore! Vite !
Je remonte les escalier, je cours, trébuche, ne renonçant pas.
La voici cette butte. Les touristes pressés de tout voir prennent le funiculaire. Les marches me tendant les bras, je les gravis, les arpente, j’y arrive, oui bientôt j’y serai.
Putain ce moment que j’ai tant attendu, merde suis-je présentable? Serais-je à son goût? Ca se bouscule au portillon. Je l’aperçois dans cette rue pavée, à la terrasse du café Montmartre. Elle lèche sa cuillère de café, sa jupe me laisse entrevoir ses magnifiques jambes croisées recouvertes de bas. Ses mocassins lui donne un mignon petit pied. Un haut vintage des 70′s orne sa poitrine, ses cheveux recouvrent ses épaules. Je ralentis, je marche, je ralentis encore, ce noeud qui me serre depuis ce matin ne fait que grandir, je tremble, pourquoi je n’ai jamais été à l’aise avec la gent féminine. Cette voix qui me dit que cette femme se prénomme “Elle”, ne fait qu’aggraver les choses.
Reprend toi bordel ! Qu’as-tu à perdre? Oh bien sûr tu seras triste pendant quelques jours, tu ne croiras plus en toi mais la nature ta donné une arme redoutable, tu t’en servira j’en suis sûr.
Tu as tout à gagner ! Un vol de moineau t’annonce comme au romain par les augures que la saison des amours est revenus.
Elle sourit, quelle beauté, comment peut-on être aussi belle? Ses yeux pétillent, cherchent, se pose sur moi.

 Je murmure son prénom .

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